Un Liban-ordures à Cannes!

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Le Liban est plongé depuis maintenant plusieurs mois dans un océan d’ordures. Et quoi de mieux pour prendre une bouffée d’air que de découvrir de nouveaux talents libanais qui ont du succès à l’étranger.

Les médias étrangers n’abordent presque plus le Liban que dans le contexte de la crises des ordures et du fait que nous fêtons maintenant notre deuxième anniversaire d’un état sans président.

Garbage

Il est donc rafraichissant de savoir que pour la deuxième fois en deux ans le Liban se retrouve sur la promenade de la croisette.

Et oui, après Waves ’98, le court métrage en animation de Ely Dagher, c’est au tour de Submarine de faire son entrée à la 69ème édition du fameux Festival de Cannes, dans la catégorie Cinéfondation.

Submarine

Ecrit et réalisé par Mounia Akl, co-produit par Cyril Aris et Jinane Chaaya eux aussi libanais, Submarine raconte l’histoire de Hala, une enfant sauvage dans le corps d’une femme, qui est la seule à refuser évacuation face à la menace imminente de la crise des ordures du Liban.

(Voir le lancement sur la page officielle du festival de Cannes)

Dans un pays dans l’asphyxie totale, Submarine représente un bol d’oxygène pour fuir la pollution et le chaos qui règne sur le pays.

Une image, même si poussée a l’extrême, assez fidèle à ce que nous vivons aujourd’hui.

Avec des acteurs comme Yumna Marwan (The Valley) et Julian Farhat (Et Maintenant On Va Où?), Mounia réalise, en tant que projet de thèse à l’école de cinéma de la Columbia University, un court-métrage de 21 minutes qui, malgré ce qu’il dénonce, donne de quoi être fier.

Yumna et Julian pendant une prise

Yumna et Julian pendant une prise

Depuis quelques années déjà, le Liban fait de petites (et pas si petites que ça) apparitions sur les différents festivals au plan international. C’est un plaisir de savoir que dans un chaos pareil, et avec peu -pour ne pas dire pas- d’institutions gouvernementales qui soutiennent le cinema ou l’art en général, il y a encore des jeunes qui se battent pour créer et faire parler de leur pays sous un autre titre que celui d’un cirque politique et social.

En espérant que c’est le début d’une grande aventure pour Mounia et son équipe, et une, parmi plusieurs futures “success-stories” pour le Liban.


Gabrielle Haddad

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